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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 16:20

Comme je l'ai annoncé dans mon précédent article sur les conseils d'achat et recommandations d'usage CONSEILS D'ACHAT: HONDA PRELUDE 4G 2.2 VTEC 4WS, je vous livre aujourd'hui le bilan d'utilisation sur une période de plus de 8 ans de la Honda Prélude quatrième génération 4G dans sa version sportive avec son moteur 2.2 VTEC à admission variable des soupapes disposant de 185 chevaux DIN à l'origine et son châssis équipé de 4 roues directrices.

 

Vous trouverez dans ce résumé les qualités et défauts de ce coupé sportif japonais, en insistant sur ce que j'ai aimé le plus et ce que j'ai le moins apprécié à l'usage, après avoir parcouru plus de 146 000 kilomètres à son volant.

 

La carrosserie à l'extérieur...

 

Design fluide, racé et aérodynamique dans la mouvance «bio design» des années 90: avant plongeant et arrière surélevé avec aileron intégré, l'ensemble étant en forme de goutte d'eau qui est la forme aérodynamique parfaite pour une voiture, comme l'illustre cette image de ¾ avant:

Présentation soignée avec double sortie d'échappement chromée, jantes en alliage léger de 15 pouces, essuie-glace sur la vitre arrière, toit ouvrant électrique en équipement d'origine et de série.

 

Excellente tenue de la carrosserie et de la peinture dans le temps sans aucun point de rouille pour une voiture de presque 18 ans d'âge.

 

Mais...

 

Comme sur tous les véhicules récents, pas de protection autour de la carrosserie, surtout au niveau des pare-choc ou des portières avec un risque de rayures et de chocs important lors d'un stationnement en créneau, d'autant que les pare-choc avant et arrière en matière plastique, probablement en polycarbonate, se déforment avec l'âge et s'ajustent moins bien à la carrosserie.

 

L'esthétique de coupé sportif 2+2 fait penser à des modèles plus prestigieux, type Porsche, et donc attire les regards, ce qui peut être gênant si l'on préfère la discrétion, mais surtout peut susciter des convoitises chez certaines personnes mal intentionnées qui ne connaissent pas la faible valeur marchande du modèle sur le marché de l'automobile d'occasion.

 

L'habitacle à l'intérieur...

 

Harmonie esthétique complète entre l'habitacle et la carrosserie dans la tendance stylistique automobile du «bio design». On retrouve ces lignes douces et fluides sur l'ensemble des éléments qui composent l'habitacle comme les panneaux de portière intégrés au tableau de bord.

  J'ai vraiment aimé le côté futuriste du tableau de bord avec son affichage digital quand je l'ai vu pour la première fois au Salon de l'automobile de Genève en Suisse en Mars 1993. Je ne connais pas une autre planche de bord qui fasse cet effet-là, on se croirait dans un concept-car «high tech» disponible à la vente. Un joli travail des designers du centre de style Honda !

 

  La position de conduite est idéale. Là aussi on peut saluer le travail des ingénieurs sur l'ergonomie: l'assise du siège est à la bonne hauteur ce qui permet de voir le bout du capot et les dimensions du véhicule grâce à la vision périphérique obtenue. Je ne taris pas d'éloges sur les sièges baquets conducteur et passager: très confortables avec appuis-tête intégrés, ils maintiennent parfaitement le dos dans les virages avec un soutien lombaire pour le conducteur et un réglage très précis du dossier pour les 2, avec la mémorisation des réglages. De plus toutes les commandes tombent bien sous la main.

  Les 2 sièges baquets arrières permettent d'accueillir 2 adultes d'une taille de maximum de 1,80 mètres comme le montre la photo ci-dessous

  La qualité des matériaux qui composent l'habitacle et leur assemblage rigoureux donne comme résultat une très bonne tenue dans le temps.

 

Cependant...

 

La texture lisse et dure des matières plastiques composant l'habitacle est sensible aux rayures et leur importance impose un entretien nécessaire sous peine de les voir se dégrader en s'éclaircissant ou en changeant de teinte.

 

La conduite au volant...

On parle beaucoup des qualités du moteur 2.2 VTEC de la Honda Prélude 4G qui sont indiscutables, mais moins de l'alliance parfaite entre son moteur et sa boîte de vitesses. C'est sur ce point-là et aussi sur le plan de la tenue de route, à mon avis, que repose la réussite d'un coupé sportif.

 

La boîte de vitesses de cette version sportive de la Honda Prélude est vraiment une référence pour toutes les autres voitures, sportives ou pas, surtout si l'on considère son âge et son kilométrage actuel, que ce soit au niveau de la commande de boîte: levier court, guidage parfait, enclenchement précis, débattement sans jeu, rapidité de passage des vitesses, ou au niveau de l'étagement des vitesses par rapport à la puissance et au couple délivrés par le moteur sur ses différentes plages d'utilisation.

  Le moteur Honda à distribution variable VTEC donne à la Prélude un avantage indéniable sur tous les autres coupés sportifs de sa catégorie que ce soit en plaisir de conduite, en consommation, ou en performances pures comme l'illustre cet essai comparatif dont elle sort première COMPARATIF COUPÉS " LES FURIEUX" AUTO PLUS N°352 DU 06/06/95 ou encore ses caractéristiques techniques FICHE TECHNIQUE HONDA PRELUDE 2.2 VTEC 4WS avec les mesures de performance et de consommation théoriques et réelles.

 Moteur-Honda-Prelude-2.2-Vtec-185-ch-din.jpg La musicalité rageuse du moteur dans les hauts régimes est très caractéristique pour les initiés ayant déjà expérimenté cette différence de tonalité, lorsque le régime atteint 5300 tours par minute, au moment où le système VTEC fait varier la distribution et la levée des 4 soupapes sur chaque cylindre. Le moteur fournit à ce moment-là une poussée importante ressentie au volant et dans le siège, sans que la consommation s'envole pour autant... les motards comprendront ce que je veux dire...

 

Ratio Puissance/Consommation de carburant très avantageux de nos jours et sûrement pour longtemps, avec sur la version d'origine une moyenne de seulement 8,7L au 100 kms pour une puissance maximum de 185 chevaux DIN... qui dit mieux ?... d'autant que la conversion au G.P.L (Gaz de Pétrole Liquéfié) est possible avec un réservoir torique de 57 litres à l'emplacement de la roue galette dans le coffre, à condition de refaire complètement le moteur ou de le remplacer en «échange standard» et de renforcer la culasse au niveau des sièges de soupapes. Mais vu le prix d'achat très bas du modèle, cela laisse pas mal de marge pour des frais qui seront de toutes façons vite rentabilisés au regard du prix du carburant GPL qui reste stable à 0.65 centimes d'Euros le litre en moyenne, même si le montage au GPL occasionne une consommation supplémentaire de 20 %. Vous pouvez aller sur le site de l'installateur et fabricant «Borel système GPL» pour plus d'informations sur ce carburant, les montages possibles en fonction des marques et modèles, et les installateurs GPL agrées sur toute la France.

 

Un comportement routier à la hauteur de ses performances. Parmi les qualités routières je retiens sa maniabilité sur routes sinueuses, la précision de sa direction ou la maîtrise de son roulis qui donnent beaucoup de plaisir à la conduire. Voir l'article sur la tenue de route de la Prélude accompagné de la vidéo de l'essai sur route VIDÉO: ESSAI ROUTIER 4 ROUES DIRECTRICES SUR ROUTES SINUEUSES-HONDA PRÉLUDE (4G) 2.2 VTEC 4WS.

 

En revanche... à la limite

 

La Honda Prélude 2.2 VTEC 4WS est un coupé sportif japonais qui demande une attention soutenue au volant et qui ne pardonne pas beaucoup les erreurs de conduite: la maniabilité du système Honda 4WS se traduit par des réactions vives et oblige à placer le véhicule avec précision sur la bonne trajectoire.

 

Les jantes en 15 pouces sont d'une dimension insuffisante pour faire passer l'arrivée du couple à haut régime sur les seules roues avant. La motricité et la tenue de route en général sera grandement améliorée par la pose de jantes en 16 pouces ou 17 pouces avec une monte pneumatique équivalente autorisée en 205/50R16 91V ou 215/40R17 90W.

 

Mais attention au choix des pneus car le confort peut se dégrader en passant à une monte pneumatique supérieure puisque la hauteur du pneu va diminuer et que d'origine les suspensions manquent de confort avec une fâcheuse tendance à percuter et à perdre de l'adhérence sur les revêtements routiers dégradés, surtout à basse vitesse.

 

Mis à part ce que j'ai déjà dit sur l'entretien mécanique du véhicule dans l'article sur les recommandations d'usage, la 4ème génération de Honda Prélude dans sa version 2.2 i VTEC 4WS n'est pas une voiture parfaite mais elle a le mérite d'avoir des défauts directement issus de ses qualités. Au regard de sa faible consommation en usage mixte, de sa maniabilité en ville ou sur les routes de montagne, ce coupé sportif japonais ne se limite pas à la seule sortie du week-end mais permet une utilisation au quotidien qui est bien appréciable de nos jours. 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 12:05

Comment résumer 8 ans d'utilisation et bientôt 146 000 kilomètres parcourus au volant du premier modèle Honda à être commercialisé de série avec 4 roues directrices en 1987 ? et si l'on rajoute la quatrième génération (4G) de la Honda Prélude dans sa version la plus sportive dont le moteur 2.2 Litres dispose en plus du système d'admission variable des soupapes VTEC, abréviation de «Variable Valve Timing and Lift Electronic Control System»?

 

Les photos de l'habitacle et de la carrosserie que je publie dans cet album vous permettront de vous faire une idée plus précise en cliquant sur l'image de son tableau de bord design et futuriste avec le compteur de vitesse jusqu'à 240 km/h et celui du régime moteur jusqu'à 8 000 tours/minute, ci-dessous:

Je vais commencer dans cette première partie par les recommandations de base en fonction du domaine d'utilisation, pour celui ou celle qui envisagerait de devenir propriétaire (ou même collectionneur) d'une Honda Prélude 4G 2.2 i VTEC 4 WS et je finirai la semaine prochaine par les défauts et qualités propres au véhicule, sachant que je parle d'un modèle 1994 commercialisé il y a 18 ans et avec 266 000 kilomètres affichés au compteur...

 

On a bien affaire à un modèle sportif d'occasion sachant que ceux produits par ce constructeur automobile japonais dans ces années-là ont plutôt une réputation de fiabilité et de qualité, ce que je confirme, à l'usage, en étant au même niveau qu'une voiture produite en série par le constructeur automobile allemand BMW. Mon expérience de 7 ans et 340 000 kilomètres de conduite et d'entretien au volant de 2 modèles sportifs 6 cylindres de la marque à l'hélice me permet de comparer...

 

Pour plus de détails techniques sur le fonctionnement du système VTEC Honda et sur la distribution variable en général avec l'historique des modèles qui en sont équipés chez les autres constructeurs automobile comme Mercedes, qui a été le premier à en équiper son modèle «Simplex type 60» en 1903, et Honda qui a été le premier à le proposer sur une 2 roues avec la moto CBR 400 REV produite à 50 000 exemplaires, je vous invite à aller visiter le site internet de ce mécanicien passionné par son métier, mais aussi expert et pédagogue de l'Automobile qu'est Philippe Boursin ou Philippe B. de l'Arc en cliquant sur ce lien avec l'article traitant de « la distribution variable sur les moteurs à quatre temps».

 

Recommandations d'usage

 

- Conduite

 

Une expérience suffisante de la conduite automobile est nécessaire pour maîtriser ce véhicule, qui n'est pas à mettre entre toutes les mains. L'idéal est d'avoir déjà une expérience de la conduite de véhicules sportifs avec un rapport poids/puissance avoisinant les 7 kg/ch.

 

Il faut savoir que la puissance maximale est délivrée à des régimes de rotation très élevés: le système VTEC Honda se met en route à partir de 4 800 tours par minute avec une sonorité moteur changeante et caractéristique, qui oblige à tenir fermement le volant à ce moment-là. En effet, le couple maximum de 21.6 Mkg est atteint à 5 300 tr/min alors que les 185 chevaux DIN sont atteints au régime élevé de 6 800 tr/min, le rupteur étant placé à 8 000 tr/min... comme vous l'avez vu sur la photo publiée ci-dessus et comme vous pouvez le lire sur la fiche technique ici  FICHE TECHNIQUE HONDA PRELUDE 2.2 VTEC 4WS qui présente les caractéristiques techniques et les performances d'origine mesurées par la presse automobile.

 

De plus, le système Honda 4WS qui procure à la Prélude une direction très précise dans les virages, comme je l'ai expliqué dans mon précédent article avec l'essai routier en vidéo ici VIDÉO: ESSAI ROUTIER 4 ROUES DIRECTRICES SUR ROUTES SINUEUSES-HONDA PRÉLUDE (4G) 2.2 VTEC 4WS, demande aussi une attention soutenue au volant, surtout si vous montez des jantes de plus grand diamètre, genre 17 pouces et des pneumatiques plus larges, genre taille basse en 215/45/17W XL avec renforts sur les côtés, qui donnent aux pneus des réactions plus vives.

 

Choisir une monte pneumatique de qualité, de la même marque, reconnue dans les tests, type Continental, Bridgestone, Dunlop, Michelin, Pirelli, ou encore Kleber, Firestone, Yokohama, Toyo, et le même modèle de pneu monté sur les 4 roues est un gage de sécurité en général, mais avec les 4 roues directrices, la tenue de route est bien meilleure.

 

Ce qui est étonnant c'est que la conduite sur la neige souple en ligne droite avec le système 4 Wheel Steering Honda donne un sentiment très rassurant de stabilité comme je l'ai déjà ressenti sur autoroute lorsque la vitesse augmente. Pour avoir testé la Prélude avec 4 pneus hiver Continental TS 790 et avec seulement 2 pneus identiques montés à l'avant et 2 pneus été Yokohama A539 à l'arrière peu usés, je n'ai pas noté de différence flagrante entre les deux montages sur les routes enneigées ou froides...

 

Comme pour tous les coupés sportifs dont la hauteur de caisse est abaissée, il ne faut jamais oublier de ralentir suffisamment à l'approche des dos d'âne surtout si l'on décide de monter des amortisseurs Koni Sport sur la Prélude qui contribuent encore à abaisser son châssis, déjà proche de la route. Attention aussi aux ornières trop profondes sur la route ou sur les chemins de terre et aux devers en pente, car le châssis à l'avant pourrait toucher le sol comme le montre cette vue avant de ¾:

 

- Entretien

 

Pannes / Réparations:

Il est préférable d'avoir un réseau de garagiste spécialisé Honda ou voitures japonaises car le «garage lambda» connaît malheureusement peu les spécificités de la Honda Prélude et encore moins celles de la version 2.2 L VTEC 4WS. L'idéal est qu'il ait l'expérience des pannes rencontrées sur ce modèle ou un moyen de les identifier par le biais des codes lumineux provenant de la prise diagnostic. Cela permet d'éviter l'immobilisation de la voiture et surtout le temps passé pour trouver l'origine de la panne, ce qui peut finir par coûter cher, comme on peut l'expérimenter dans certaines concessions officielles qui n'ont pas le personnel ou la documentation technique pour entretenir les modèles de plus de 10 ans...

 

Sur les huit années d'utilisation de ce coupé sportif japonais, j'ai rencontré la panne la plus fréquente sur les générations de Honda produites dans les années 90, que les propriétaires de ces modèles connaissent bien, soit celle du relais principal ou «main relay» situé sous le tableau de bord, à gauche de la colonne de direction, à côté du boitier de fusible secondaire.

 

Les informations, illustrées de nombreuses photos, trouvées sur ce forum automobile français dédié à la Honda Prélude: «Prelude Club France» m'ont énormément aidé pour identifier l'origine de la panne en fonction du symptôme, trouver le relais Mitsuba et le réparer par une soudure appropriée... sachant qu'il était possible aussi de le remplacer mais pour un coût et un délai supérieurs.

 

J'ai procédé de la même façon pour l'allumage du voyant 4WS sur le tableau de bord en refaisant les soudures à l'étain qui avaient fini là aussi par «craquer» (soudures sèches) à l'intérieur du boitier électronique de commande des 4 roues directrices situé derrière le dossier des places arrières, côté conducteur, en m'aidant des instructions en anglais du tutoriel de démontage et réparation, photo par photo, sur la page de ce forum automobile anglo-saxon spécialisé Honda: «Honda-Tech». Aller au milieu de la page jusqu'au message publié par un internaute en Anglais dont le pseudo est «Altilude», propriétaire d'une Honda Prélude 4G dont le système 4WS était défaillant. Il a pris la peine de photographier le démontage du boitier électronique qui est très, très délicat, en montrant les vis qu'il faut démonter, et l'emplacement des soudures à refaire, et ça marche...

 

Je précise que les réparations de soudure sur le relais principal Mitsuba et le boitier 4WS ont été faites à 250 000 kms et presque 15 ans d'âge, sachant que les 2 BMW ont eu des dysfonctionnements de calculateur autour du même kilométrage et du même âge.

 

En outre, Je profite de ce guide de l'utilisateur/propriétaire de Honda Prélude 2.2 i VTEC 4WS pour remercier la communauté mondiale des internautes possesseurs d'automobiles pour leur efforts à publier des informations déterminantes pour les entretenir soi-même à moindre frais, mais aussi pour en comprendre le fonctionnement mécanique, électronique, électrique, ou hydraulique.

 

Quant à l'allumage du voyant moteur sur le tableau de bord, vu l'importance du symptôme et ses conséquences en terme de coût, j'ai préféré m'assurer du code erreur indiqué par leur prise diagnostic en prenant rendez-vous avec l'atelier de la concession Honda Valence dans la Drôme. Ils ont trouvé celui correspondant à un dysfonctionnement de la vanne E.G.R ou Exhaust Gaz Recirculation.

 

Le démontage de la vanne EGR m'a permis de constater que son encrassement par les gaz d'échappement bloquait en effet le fonctionnement de sa soupape d'ouverture et fermeture, et qu'un nettoyage complet s'imposait naturellement sur cette pièce à ce kilométrage: 222 000 kms.

 

Concernant le système d'allumage du moteur, c'est le module électronique Hitachi de l'allumeur qui a été remplacé après avoir cessé de fonctionner à 210 000 kms environ (panne répertoriée sur les forums Honda).

 

En revanche là où je suis déçu de la longévité des organes mécaniques, c'est sur le disque d'embrayage dont les cannelures ont cassé à 184 000 kms, surtout en comparaison avec les pièces d'embrayage de mon précédent véhicule, une BMW 325 IX modèle 1988, qui étaient encore en bon état après 330 000 kms avec pourtant 4 roues motrices à entrainer. Mais je comprends qu'un 4 cylindres de 2.2 litres tournant à des régimes élevés (maxi 8000 tr/min) puisse fatiguer plus l'embrayage qu'un 6 cylindres de 2.5 litres au régime maximum de 6800 tr/min.

 

Même déception pour la faiblesse de l'alliage de métaux utilisé pour les goujons de la roue avant droite qui ont fini par rouiller et casser les uns après les autres, m'obligeant à chaque fois à démonter le roulement, qui a fini lui aussi par se fatiguer et que j'ai du finalement remplacer au même kilométrage que l'embrayage, alors qu'il ne présentait aucun jeu, ni ne faisait aucun bruit.

 

Donc pour résumer, il est important de ne pas être rebuté par la langue anglaise ou connaître quelqu'un qui pourrait assurer la traduction car la documentation technique sur internet est en Anglais, comme les manuels techniques de réparations dont se servent les concessionnaires Honda anglo-saxon pour la Prélude en fonction de l'année de production.

 

Même chose pour l'électronique et surtout les soudures sur circuits imprimés, mais si je l'ai fait grâce aux informations présentes sur le web, vous pouvez le faire aussi, ou alors adressez-vous à un réparateur TV ou électro-ménager capable de faire des soudures de précision ou une entreprise spécialisée dans le diagnostic et la réparation des circuits imprimés et des boitiers électroniques de commande du moteur ECU (Engine Control Units), comme "Calculateur-service" qui se trouve en région PACA, dans les Alpes Maritimes, près de Nice qui assure la «vente et réparation de calculateurs pour tous véhicules».

 

Pièces détachées / Personnalisation:

La Honda Prélude étant à l'origine bien conçue avec des pièces de qualité dans la grande majorité, il est préférable de choisir les pièces d'origine Honda même si elles sont plus chères à l'achat, on y gagne sur le long terme. Dans tous les cas c'est mieux de connaître ou de trouver une concession Honda officielle qui pourra commander les pièces qui ne sont pas fabriquées en deuxième monte, avec un délai et une date précise de livraison... car pour certaines pièces, ce n'est pas toujours le cas, surtout si le modèle a plus de 10 ans d'âge.

 

Sinon pour l'entretien mécanique courant, tel que le changement des fluides (huiles, liquide de refroidissement), des filtres, des pièces courantes d'usure telles plaquettes de frein, pneus, ou les pièces d'allumage telles les bougies, un centre auto type Norauto conviendra parfaitement en choisissant pour les vidanges le bon indice de viscosité et le type d'huile préconisé par Honda.

 

Dans le cas de l'huile moteur, c'est l'indice 5W30 (ou 5W40 pour une utilisation un peu plus polyvalente) qui est conseillé pour le 2.2 VTEC de 185 CV et pour l'huile de boite de vitesse, d'après ce que j'ai pu lire sur le sujet sur les différents forums autos spécialisés Honda, on peut remplacer avantageusement l'huile Honda spécifique MTF-3 par de l'huile minérale 15W40, additionnée ou non d'un traitement pour boite de vitesse, ce que j'ai fait avec de bons résultats.

 

Pour l'huile de direction assistée, attention à ne mettre que de l'huile de référence PSF-V d'origine Honda sous peine de voir fuir la pompe de direction assistée et de devoir la remplacer !

 

Pour ce qui est du prix des pneus dans la dimension d'origine en 205/55/15V avec un indice de charge minimum à 88, j'arrive à obtenir en fonction des promotions et des négociations, un prix moyen de 111 euros par pneumatique dans les marques Toyo, Yokohama, ou Bridgestone.

 

Pour finir je recommande fortement la pose d'un boitier additionnel sur le calculateur et d'un «catalyseur sport» en lieu et place du catalyseur d'origine.

 

En effet, le boitier va permettre d'obtenir de meilleures reprises et de moins tirer sur le moteur, ce qui a pour effet d'abaisser la consommation sur la Prélude de 0,5 litres en usage mixte, soit de 8.7 litres à 8.3 litres au 100 kilomètres... c'est toujours ça de gagné d'autant que l'agrément est bien supérieur: le moteur est plus silencieux avec moins de vibrations et repart mieux dans les tours à bas régime.

 

Tandis qu'avec le catalyseur sport dit «tube afrique», le couple et la puissance arrivent plus tôt et le système VTEC se déclenche avant 5 300 tr/min sans forcer, ce qui permet d'exploiter le moteur sur une plus large plage d'utilisation, avec des dépassements à la clef qui sont plus sûrs. De plus, ces améliorations ont l'avantage de ne pas augmenter trop la pollution: on obtient la valeur en Co corrigé de 0,63 avec catalyseur et 0,80 avec le catalyseur sport pour une tolérance de 3.5 maximum au contrôle technique... ce qui laisse de la marge !

 

  Vous pouvez aussi aller voir un résumé de ce bilan d'utilisation avec les qualités et défauts de la Honda Prélude VTEC à l'usage sur cet article:

QUALITES / DEFAUTS: HONDA PRELUDE 4G 2.2 VTEC 185 CH 4WS

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